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Expo tendances...
    Le huitième jour Dieu créa le Punk

westwood.jpgA l'origine du mouvement punk, Vivienne Westwood forme, avec Malcom McLaren, l'inventeur des Sex Pistols, un couple lié à la fois par la musique et la volonté de défier l'establishment. La reine de l'anticonformisme, styliste d'un genre bien à elle, a créé le style punk : coiffures et slogans provocateurs imprimés sur des vêtements de toutes sortes.

Le mouvement punk, né de l'ennui et de la désespérance, a perdu une partie de son potentiel provocateur dans les années 1980, mais son influence s'est fait ressentir jusque dans les années 1990, dans le grunge notamment.

Élevant le scandale au rang d'art de vivre, à l'instar du chanteur des Sex Pistols, Johnny Rotten («Johnny Pourri»), des Slits ou du groupe américain The Plasmatics, les punks affichent des tenues vestimentaires provocantes, que la créatrice de mode londonienne Vivienne Westwood sut développer jusqu'à en faire un style au succès international.

Une rétrospective de ses créations lui est consacrée jusqu'au 11 juillet 2004 au Victoria and Albert Museum, à Londres. Un détour déroutant. Il n’y avait que le V&A pour mettre en évidence l’influence des portraitistes de louis XV avec une des créatrices les plus originales de ce siècle.

Si vos week-ends ne sont pas trop occupés par les barbecues ou que vous voulez vous évader pour pas loin…

Posté par Bertrand le jeudi 27 mai à 11:13

Sortilèges sonnores...
    Une conversation entre confort et quiétude

meldhau.jpgBrad Meldhau est de retour avec les membres de sa formation, Larry Grenadier (contrebasse) et Jorge Rossy (batterie). Son précédent album, Largo, produit par l’esthète californien Jon Brion, était un épisode éclairant sur son parcours musical. Des arrangements bruitistes, des boucles discrètes, son jeu était resté ce qu’il est depuis toujours, retenu et empreint de romantisme. Sa formation classique et l’influence de Bill Evans y sont pour quelquechose.

Pas de révolte, de colère ou de conflit dans son jeu, une bulle naïve et tendre marque d’entrée le splendide Anything Goes de Cole Porter. S’extraire de l’urgence pour mieux marqué le temps. Lunaire et parfois vaporeux, le jeu est comme le personnage, hors du monde, contribue à y insuffler sa part de douceur. A partir de morceaux empruntés à Henry Mancini aussi bien qu’à Charlie Chaplin, Hoagy Carmichael, Paul Simon ou Radiohead (son groupe favori), le trio propose des interprétations nuancées des standards choisis du jazz ou de la pop.

Quand il s’attaque au Skippi de Monk, on est désarçonné car il y a là le choc de deux langages expressifs très distincts celui du maître, du créateur porteur de l’influence Piano jazz et l’interprète de génie. Le travail des musiciens est impeccable : écoute et supension donnent à cet album un je ne sais quoi crépusculaire

Posté par Bertrand le mardi 25 mai à 14:41

Livraisons...
    Fééries anatomiques

féries anatomiques.jpgL’attrait de l’inconnu semble avoir cédé la place à la peur de l’incertain et le débat fait rage entre les techno prophètes et les cyber-catastrophistes. C’est pour dénoncer la vanité de ce débat que M. Michel Onfray ajoute ici un élément à son projet de philosophie hédoniste.

On le sait, La « déontologie » - dont le mot a été forgé par le philosophe utilitariste anglais Jeremy Bentham en 1825 comme un équivalent du mot « éthique » - en est venu à désigner plus précisément, surtout en médecine et en biologie, l’ensemble des règles morales qui régissent l’exercice de la profession. Les questions éthiques sont différentes puisqu’elles désignent aujourd’hui celles qui surgissent de la pratique et nous incitent ou nous obligent à réfléchir sur les fondements mêmes de ces règles morales. Comme chacun sait, ces fondements ont un caractère toujours relatif à une culture donnée – héritée d’une histoire religieuse, juridico-politique et artistique donnée. Il est vrai que nous souhaiterions qu’ils présentent un caractère absolu, mais seuls les intégrismes – y compris philosophiques – peuvent soutenir une telle position.

C’est pourquoi M. Onfray se propose ici de penser l’existence biologique du corps au monde dans un rapport électif désentravé du poids moral de la culture judéo chrétienne et de proposer son option, un corps Faustien.

Ce n’est ni le plus fouillé ni le plus dense des essais de M. Onfray mais il a la particularité paradoxale d’inviter le lecteur à démythifier son rapport à la vie, à l’acte de procréation et à la science tout en recourant à l’image d’un corps Faustien. Image elle-même mythique tout comme Prométhée et Frankenstein qui sont les trois dernières figures opérantes de notre conscience post-moderne.

On prend plaisir à lire cet ouvrage, il est salutaire à bien des égards, car il nous explique comment donner des pistes à l’acceptation des biotechnologies comme élément intégrant de notre vie future. Passéistes ardents, prenez garde !

Posté par Bertrand le vendredi 7 mai à 9:34

Des mots & des mets...
    Cava Codorniu cuvée Raventos

cava.jpgJ’ai la grippe, une vraie, une bonne, même que je n’ai pas fait vacciner mon petit corps d’athlète. Et je m’ai fait totalement avoir. Bon ceci n’étant pas le bulletin de santé du Vatican, ni le mien d’ailleurs, je ne vais pas continuer a vous parler plus avant des campagnes de vaccination en Belgique profonde.

Parlons de vin ! C’est pour ça que je suis grassement payé. A me lire, je sais que certains doutent qu’ils s’agissent vraiment d’écriture. Je ne parle même pas de littérature. Alors, que je sois payé pour ça, c’est presque incroyable. Et oui, c’est comme ça, j’ai de la chance. Des chefs qui m’aiment, et que j’aime par-dessus tout. Même quand il est en congé, je vénère sa photo. J’ai même trois cierges qui éclairent son visage vénéré, son front altier et sa coiffure de Rolling Stones (version actuelle).

D’accord, nous rangerons ces propos sur le compte de la fièvre qui me ravage. Pour faire passer mes anti-pyrétiques, vu que le goût du sirop manque franchement d’équilibre, j’ai décidé de me faire un coup de bulles. En plus, c’est dans l’air du temps, vu qu’il semblerait que les fêtes soient en vue. De quoi t’es-ce qu’il s’agit donc pour commencer ? D’un Cava. Un vin à bulles qui nous vient d’Espagne. Pour être tout à fait précis, en ce qui concerne la géographie, je peux même ajouter que ce vin vient de Catalogne.

La Capitale du Cava est Sant Sadurni d’Anoïa. (Pour ceux qui ont une bonne mémoire, c’est dans ce coin-là que se déroulèrent les épreuves cyclistes des J.O.). Pour faire un Cava il faut au moins trois cépages de base. Le célébre Xarel-lo, le non moins archi-connu Perellada, un peu de Macabeo et on peut, si on le souhaite, y ajouter une touche de Chardonnay. La production annuelle de Cava est de l’ordre d’un peu plus de 205.000.000 de bouteilles.

Pour vous donner un ordre d’idée, dans le même type de vins, la Champagne produit plus ou moins 280.000.000 de bouteilles. En ce qui concerne le marché Belge, par contre, c’est pas grand chose. A peine plus d’1.124.000 bouteilles en 2002. Mais avec une progression de 60% par rapport à 2001. C’est dire si le phénomène Cava est seulement en voie d’apparition chez nous. Pendant ce temps-là, l’Allemagne, qui est pourtant un pays producteur de vins effervescents, importait 55 millions de cols. J’ai l’impression que l’on fait facilement la fête, outre-Rhin. Pour en revenir à mes médicaments et à ce que je bois pour les faire passer, la bouteille du jour vient de la maison Cordorniu. La première ou la deuxième plus importante maison de production dans le coin. En des temps plus anciens, ils ont eu le bon goût de demander à Gaudi de faire les plans d’une cave pour eux. Ah ! la belle époque, où ce n’étaient pas que les comptables qui faisaient la loi… Bref, chez Codorniu, les bulles c’est déjà une histoire ancienne. Cette Cuvée Raventos, est dédiée à un des fondateurs de la maison. 5pour la petite histoire, il existe aussi un producteur qui se nomme Raventos i Blanc, situé juste en face de chez Cordorniu, ils sont bien entendu cousins).

Le vin se présente par une robe or foncé, tirant vers des notes bronze
La bulle est fine, régulière et le cordon se maintient longtemps. Le nez est marqué par la pomme jaune séchée, la croûte de pain, les noisettes. La bouche est fine, délicate. C’est vraiment une grande bouteille, a un tout petit prix. Il faudrait être sot pour ne pas tenter l’aventure. A l’apéritif bien sûr, ou pour arroser les seins de sa copine, mais attention d’éviter les yeux, ça pique. Ou alors pour accompagner un foie gras mi-cuit présenté sur du pain au levain toasté et sans les annecienne habituelles telles que la confiture d’oignons, de figues, de citrouilles (biffer les mentions encore plus inutiles).

ERIC BOSCHMAN

Cava Codorniu cuvée Raventos. 7,95 € chez Delhaize

Posté par Bertrand le mercredi 5 mai à 9:35

Livraisons...
    Ouest contre Ouest

ouest.jpgOn connaissait déjà le super héros mordu par une araignée chimique quand il était petit, il s’agit de Spiderman. On connaît tout aussi bien le super héros dont l’emblème est la chauve-souris et dont l’aile protectrice se déploie au-dessus de Gotham City : voici Batman. Par contre, force est de constater que le monde des lecteurs connaît moins bien le super ex-nouveau Philosophe ; je veux bien évidemment parler de Gluksmann, pourfendeur du communisme, terreur des mouches à KK, thuriféraire des trous du Q

Dans son dernier livre, si tant est que l’on puisse qualifier de livre l’inextricable enchevêtrement de bout d’idées empreintes d’un tel manichéisme qu’il en devient presque militaire, notre super ex-nouveau philosophe reprend à son compte avec une originalité qui n’étonnera plus personne les idées de Thucydide enseignant que les conflits opposent toujours les semblables…

Enfin il prend forme le dernier avatar de l’hydre totalitaire, enfin un dernier nouvel ennemi qui vient mobiliser tout ce que le bien pensant parisien combat depuis plus d’un demi-sièclee : le nihilisme et si possible terroriste. Cette nouvelle catégorie d’individus (ennemis) réunit sous la plume de l’auteur Staline, Hitler, la bande à Bonnot ( pas U2, quoique), les Brigades rouges et les personnages de Dostoïevski.

Le plus dangereux selon moi dans cet ouvrage reste cependant le point de vue présenté où à la différence de la «vieille Europe» rongée par le pacifisme et l’altermondialisme, les Etats-Unis frappés au cœur ont gardé la Force et la Foi. Toute objection, toute demande d’explication n’est qu’antiaméricanisme vulgaire, nationalisme dangereux.

Qu’on me comprenne bien je suis ni pour les altermondialistes dont le processus de pensée relève selon moi d’un opportunisme vulgaire, ni pour les partisans de l’axe du bien, ni pour les terroristes islamistes fous, possédés par le diable, qui mangent les enfants et, en plus, manquent d’objectivité. Je pense comme Céline le dit qu’il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l'indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes en la guerre venue.

C'est difficile d'arriver à l'essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps. (Voyage au bout de la nuit, p.33et p 82 Folio no28). Monsieur Gluksmann, adieu !

VERBORUM DELECTUS

Posté par Bertrand le mardi 4 mai à 9:29

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